Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

A l'occasion de la session ordinaire de la commune de Ouagadougou ce jeudi 18 janvier 2018, les conseillers municipaux de l'opposition se sont opposés aux projets de délibérations à l’ordre du jour. Selon ces conseillers, le maire Armand Béouindé a introduit un projet qui l'autoriserait à passer des marchés de gré à gré de cinquante millions à cinq cent millions de francs FCA et de cent millions à un milliard de francs CFA sans consulter ses collaborateurs.

C’est une salle de délibération peu ordinaire que nous avons trouvé ce jeudi midi à la mairie centrale de Ouagadougou. Déjà dans la cour de l’hôtel administratif, deux véhicules de la police municipale étaient en position avec à bord, les flics. A l’intérieur de la salle, projets de délibérations et autres documents administratifs déchirés, jonchaient par terre. Signe d’une pagaille indescriptible qui se serait produit. Les raisons de ce désordre, «le maire Armand Béouindé demande le quitus de pouvoir accorder des marchés gré à gré qui dépassent le seuil prévu par la loi», expliquent les conseillers de l’opposition.

«Le maire voulait que nous lui permettions de passer le seuil de cinquante millions à cinq cent millions de francs CFA pour les marché gré à gré. Il voulait aussi que nous passions le seuil de cent millions à un milliard de francs CFA sans consulter le conseil municipal. Alors que la loi dit qu’à partir de cent millions de francs CFA, le maire a l’obligation de consulter le conseil municipal. Ce qui veut dire que le maire peut désormais rester dans son bureau pour signer des contrats avec qui il veut et comment il le veut sans faire appel au conseil municipal pour que nous ayons un regard sur ce qui se fait ou de donner notre approbation», explique Albert Raogo Zoungrana, conseiller municipal du secteur 24 dans l’arrondissement 5 de Ouagadougou.

Au-delà de ces explications, les conseillers qui ont opposé ce refus catégorique au maire Béouindé révèlent qu’il y a des précédents. Des précédents dans lesquels Albert Zoungrana fait remarquer que lorsque les projets sont soumis, les délibérations sont imposées aux conseillers qui s’y opposent. «En voulant faire passer ces délibérations, soit le maire ne veut pas respecter les conseillers ou il veut nous rendre complice de son incapacité de gérer la chose publique», martèle M. Zoungrana. Il ajoute que selon les textes, une telle pratique n’est possible que lorsqu’il y a une catastrophe naturelle ou une urgence. «Dans le cas présent, nous ne voyons pas l’urgence», ajoute-il.

Pour Albert Zoungrana, l’heure du débat est passée. « Nous avons déjà fait des débats et nous avons décidé cette fois-ci de dire non. Parce que nous n’aurons pas d’argument pour dire pourquoi nous avons laissé faire une telle chose à nos électeurs», conclut le conseiller. Il faut rappeler que ce jeudi matin, les conseillers de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) et du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) avaient déposé une lettre, invitant le maire à retirer ces projets de délibérations avant la session. Il faut noter que nous avons cherché à rencontrer le maire pour sa version des faits en vain.