Aujourd'hui,
URGENT
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  
Sport: le Burkinabè Sita Sangaré nouveau président de la Commission de Futsal et de Beach Soccer de la CAF. 
Burkina: les agents de santé à base communautaire traînent 12 mois d'arriérés de salaire. 
Football: la CAF confirme la suspension du Stade du 4-Août. 

SOCIETE

Du  26 au 28 mars 2020, le Burkina Faso accueillera la 22è Assemblée générale (AG)  de l’Association africaine des centrales d'achats de médicaments essentiels (Acame)  autour du thème «Rôle et mission des Centrales d'achats de médicaments pour une couverture sanitaire universelle réussie dans les pays africains». A cet effet, une conférence de presse portant sur entre autres la tenue de cette AG, les défis de la couverture sanitaire et les missions de l’Acame, a eu lieu  le jeudi 27 février à Ouagadougou. 

D'après le Pr Ange Désiré Yapi, président de l’Acame, selon la définition de l’OMS, couverture sanitaire universelle réussie signifie  «Faire en sorte que les populations puissent avoir accès à des soins essentiels sans être confrontés à des difficultés financières...Cela signifie aussi amélioration de la disponibilité  de médicaments». 

La couverture sanitaire est considérée comme la nouvelle frontière en matière de développement. En effet, tous les Etats du monde se sont engagés à en faire une réalité  d'ici 2030, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD).

Cette Assemblée générale de fin mars 2020 qui est un rendez-vous annuel constitue la première vitrine d'échanges entre les responsables des systèmes nationaux d'approvisionnement pharmaceutique, dont les principaux acteurs demeurent les centrales d'achats de médicaments essentiels.

«C'est une réelle opportunité pour les centrales d'achats de pouvoir se réunir, de  parler de leurs difficultés et de partager leurs expériences, afin d'apporter des solutions aux problèmes pour  garantir la pérennité des politiques sanitaires et stimuler plus de croissance et de bien-être des populations», a expliqué le président de l’Acame.

Des sessions de communications scientifiques, des rencontres B2B, des sessions de networking, des stands d'expositions,… seront au programme de cette rencontre placée sous le  haut patronage du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et sous le parrainage du ministre burkinabè de la Santé, Pr Léonie Claudine Lougué. 

En rappel,  l’Acame, portée sur les fonts baptismaux  en 1996 par cinq pays à savoir  le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Tchad, est une association africaine dont le siège est établi à Ouagadougou depuis 2018.

De nos jours, elle regroupe 22 pays africains et fédère ainsi 22 centrales d'achats de médicaments essentiels. Sa mission est de contribuer à améliorer les performances des centrales nationales d'achats (CNA) membres, afin de rendre disponibles et accessibles géographiquement et financièrement des médicaments de qualité dans leurs pays respectifs.

Dans cette perspective, elle s’appuie sur quatre axes prioritaires. Il s'agit de  la mise en place de systèmes  qualité conformes aux référentiels internationaux tant pharmaceutiques au organisationnels, de l'amélioration des performances logistiques, de l'usage rationnel du médicament et de la promotion de la production locale. 

Selon le Pr Ange Désiré Yapi , la mise en œuvre de cette stratégie passe par la promotion des centrales nationales d'achats, à travers des plaidoyers auprès des gouvernants afin d'aider à la création de centrales d'achats de médicaments essentiels dans les pays ou régions d' Afrique où il n'en existe pas encore. 

A ce jour, ces 22 centrales forment un réseau ''dynamique" d'échanges d'informations et d'intervention sur les fournisseurs et sur les prix des médicaments. Ce réseau permet également d'animer des mécanismes de dépannages entre les  centrales d'achats pour garantir la disponibilité du médicament de qualité.