Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: le Front patriotique pour le renouveau (FPR), parti d'opposition, du Dr Aristide Ouédraogo suspendu pour 3 mois
RDC: la France annonce 65 millions d'euros d'aides au pays
Football: les Étalons du Burkina font match nul (0-0) face à l'Ouganda au titre de la 1re journée des éliminatoires de la Can 2021
Coopération: l’Algérie prête à mettre son expérience à la disposition du Burkina dans la lutte contre le terrorisme
Burkina: le cyber-activiste Naïm Touré interpellé par la police 
Economie: la Chine veut apporter plus d'opportunités à la croissance économique mondiale
Education: le Burkina veut rendre effective l’obligation de la scolarisation des enfants de 06 à 16 ans d’ici à 2030
Burkina: hausse du taux brut de scolarisation au primaire passant de 33,8% en 1994 à 88,5% en 2017 (Officiel)
Burkina: trois assaillants abattus à Foutouri dans l'Est du pays suite à une «vigoureuse riposte» des soldats (Armée)
Brésil: l'ex-président brésilien Lula est sorti de prison après plus d'un an et demi d'incarcération

©Dr/Image d’illustration

SOCIETE

Les secrétaires généraux des centrales syndicales et des syndicats autonomes membres de l’Unité d’action syndicale (UAS) se sont réunis ce samedi 17 août 2019 à Ouagadougou. Au menu de cette rencontre nationale des leaders syndicaux : la situation actuelle du dialogue social avec le gouvernement qui serait au point mort. A l’issue des échanges, l’UAS a décidé de tenir le 31 août prochain, un meeting national de protestation et une marche-meeting le 16 septembre avec préavis de grève. Voici l’intégralité de la résolution finale de la rencontre.

Résolution finale

Le samedi 17 août 2019, l’UAS a tenu une rencontre nationale à la Bourse du Travail de Ouagadougou. Première du genre, la rencontre, qui coïncide avec les 20 ans de l’UAS, a réuni près de cinq cents délégués venus de l’ensemble des régions du pays. Après avoir fait observer une minute de silence à la mémoire des camarades disparus, le porte-parole de l’UAS, Georges Yamba KOANDA a livré un mot introductif à la rencontre. Faisant le point des relations avec le gouvernement, il a relevé la non-tenue de la rencontre annuelle Gouvernement/Syndicats depuis 2017. Il a indiqué que la situation du monde du travail est aussi marquée par :

- le blocage de la révision du Code du Travail notamment par le patronat qui rejette les propositions de l’UAS;

- la non mise en œuvre d’engagements importants du gouvernement relatifs notamment au check off, aux permanents syndicaux, à la signature et la mise en œuvre de l’arrêté portant tarifs de transport pour les agents publics affectés, à la mise en place d’un fichier informatique du foncier, à la prise des textes et mesures d’application de la loi N° 034-2009/AN du 16 juin 2009 portant régime foncier rural pour éviter les expropriations abusives des paysans, à l’adoption des différents textes nécessaires à la mise en œuvre des élections professionnelles, au relèvement des salaires des travailleurs du privé, à la finalisation de l’étude en vue de la prise en compte des indemnités et autres accessoires dans le calcul de la pension des fonctionnaires, y compris les fonctionnaires détachés, à la réouverture des gares ferroviaires, à la prise sans délais de mesures nécessaires en vue de recouvrer l’ensemble des biens et fonds expatriés, au passage de la RTB et des Editions Sidwaya au statut de sociétés d’Etat, à l’instauration de l’équité salariale dans la fonction publique (bien entendu dans la préservation des acquis des travailleurs), etc.

- les atteintes graves aux libertés démocratiques et syndicales.

Face à ces nombreuses préoccupations, la rencontre s’est fixée pour objectifs d’échanger et de dégager les actions à mettre en œuvre pour contraindre le gouvernement et le patronat à traiter avec plus de sérieux les préoccupations des travailleurs et d’exiger du gouvernement la fin des atteintes aux libertés démocratiques et syndicales.

La rencontre nationale a salué l’initiative, félicité le PDM et la Coordination nationale de l’UAS pour la stratégie développée face à un gouvernement qui s’illustre dans la remise en cause des acquis des travailleurs, ainsi que des libertés démocratiques et syndicales. Elle a apprécié le contenu du mot introductif dont ils ont développé certains points. 

Les échanges ont permis de formuler des recommandations, d’adopter une plate-forme revendicative et de retenir des actions fortes à même de contraindre le gouvernement à respecter les organisations syndicales et les travailleurs.

I. RECOMMANDATIONS

- l’élargissement de la base de la lutte en associant d’autres organisations démocratiques de la société civile;

- la dynamisation des structures de l’UAS dans les régions avec le concours des structures nationales ;

- le soutien de l’UAS aux luttes sectorielles ; 

- l’interpellation du gouvernement pour un examen sérieux des préoccupations des travailleurs de la santé au regard de la sensibilité dudit secteur ;

- la saisine du BIT sur les atteintes graves à la liberté syndicale.

II. PLATE-FORME MINIMALE

1. Traitement du préalable posé par l’UAS et portant sur l’IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs du privé et du parapublic;

2. Respect de la liberté syndicale notamment des conventions 87 et 98 et arrêt des atteintes à la liberté syndicale (droit de sit-in, arrêt de la répression de l’Alliance Police Nationale, ….) ;

3. Finalisation de la révision du Code du Travail dans le respect des dispositions des conventions de l’OIT et des avis pertinents du BIT ;

4. Retrait du Code pénal révisé dont les nouvelles dispositions portent atteinte aux droits fondamentaux du peuple (liberté d’expression, droit à l’information, à l’insurrection, …) ;

5. Autopsie des corps de Balima HAMA et de CISSE Fahadou, dirigeants de l’ODJ assassinés dans le Yagha ; 

6. Vérité et justice sur les différents cas de crimes de sang et de crimes économiques;

7. Arrêt du pillage des richesses nationales : or (cas du fonds spécial minier, du charbon fin), zinc, Restes à recouvrer, etc. ; 

8. Respect de la loi relative aux tarifs sur la taxe des produits pétroliers ;

9. Mise en place d’un fichier informatique du foncier et relecture des lois sur le domaine foncier national en vue d’éviter les expropriations abusives des paysans ;

10. Révision de la convention du Rail avec Bolloré en vue de privilégier les intérêts des populations ;

11. Respect de la liberté de manifestation sur la voie publique (sit-in, meetings, marches, …) ;

12. Respect des engagements pris par le gouvernement vis-à-vis de l’UAS et des autres partenaires sociaux ;

13. Garantie du droit à la sécurité des populations ;

14. Suppression de la taxe sur les véhicules à moteur et prise en charge par l’Etat des frais de ré-immatriculation des véhicules ;

15. Passage de la RTB et des Editions Sidwaya en sociétés d’Etat.

III. ACTIONS IMMEDIATES DE LUTTE :

- Samedi 31 août 2019 : meeting sur l’ensemble du territoire national

- Lundi 16 septembre 2019 : marche-meeting sur l’ensemble du territoire avec préavis de grève

- 24 septembre : panel

Les délégués se sont quittés avec l’engagement ferme de préparer les actions retenues en vue de leur assurer un succès éclatant.

La rencontre nationale

 

Sondage

Pour lutter contre le terrorisme, le maire de Ouagadougou propose à chaque Burkinabè de céder un mois de revenus à titre d’effort de guerre. Selon vous, cette proposition est:

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé