Aujourd'hui,
URGENT
Justice: Jean Claude Bouda recouvre la liberté 5 mois après sa détention à la Maco. 
Burkina:  18 Burkinabè meurent dans un accident à l'entrée de Bouaké en Côte d'Ivoire (conseil des ministres).       
Mali: plus de 100 djihadistes libérés en vue d’un échange pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé et Sophie Pétronin (AFP).
Togo: la BOAD injecte 20 milliards FCFA dans le projet cimentier du magnat Burkinabè Inoussa Kanazoé.
Présidentielle/2020: la jeunesse de l’Union pour le progrès et le changement collecte 26 millions de FCFA pour la caution de Zéphirin Diabré.
Sécurité: le Soudan détruit 300.000 armes à feu illégales dans le cadre du projet national de collecte d'armes
Santé: le Bénin lance la construction d'un Centre hospitalier et universitaire de référence dans la sous-région ouest-africaine.  
Présidentielle/2020 : le dossier du candidat Roch Marc Christian Kaboré déposé par Simon Compaoré, président du MPP, parti au pouvoir. 
Burkina: Mahamadi Kouanda démissionne du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex parti au pouvoir).
Burkina: le Premier ministre appelle à la mise en place d’un «système de commande publique efficient».

POLITIQUE

Ce 16 septembre 2020 marque le cinquième anniversaire du coup d’Etat orchestré par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP, qui sera ensuite dissout) contre les autorités de la transition du Burkina Faso.  Le Balai citoyen, organisation de  la société civile en première ligne contre les putschistes, s’en souvient dans cette déclaration. 

«16 septembre 2015, 16 septembre 2020, cela fait exactement 5 ans, jour pour jour, que le général Gilbert Diendéré, à la tête de la nébuleuse soldatesque du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), ramant à contre-courant de l’histoire, a tenté de remettre en cause la marche irréversible de notre peuple, en mettant brutalement fin au régime de transition. Contre cette forfaiture qui n’avait d’autre but que de restaurer l’ordre oppresseur et décadent à lui imposé depuis le 15 octobre 1987, le peuple dans toutes ses composantes, s’est dressé comme un seul Homme. Les mains nues mais résolument armé d’une volonté inébranlable, notre vaillant peuple a désarmé ses renégats et réaffirmé à la face du monde entier que sa soif inextinguible de liberté, de dignité et de progrès est non négociable.  

Malheureusement, cette résistance héroïque à la horde sanguinaire du RSP n’a pas été sans conséquences. En effet, 14 de nos concitoyens ont payé de leur sang sur le champ d’honneur pour que les valeurs sacro-saintes de liberté, d’intégrité, de dignité et d’égalité triomphent à jamais au pays des Hommes intègres. 5 années se sont écoulées mais nos cœurs portent encore les souvenirs douloureux et indélébiles de ces événements tragiques.  

Le Balai Citoyen, une fois de plus, saisit cette opportunité pour rendre un vibrant hommage à tous ces martyrs arrachés brutalement à notre affection et s’incliner encore devant leur sacrifice consenti pour la Patrie ; celui-ci est à jamais inscrit au panthéon de l’histoire. Par ailleurs, il n’oublie pas et n’oubliera jamais tous ces nombreux blessés qui portent encore dans leur chair, voire dans leur âme, les stigmates de ces événements malheureux. Il leur souhaite un prompt rétablissement et nourrit avec eux l’espérance de lendemains meilleurs où la justice et l’égalité seront la boussole au pays des Hommes intègres. 

Par ailleurs, en cette occasion commémorative, le Balai Citoyen réaffirme toute son insatisfaction et sa profonde déception quant au traitement réservé aux blessés et aux ayants-droits des martyrs qui attendent toujours un hypothétique dédommagement dans le cadre de la procédure judiciaire dont l’épilogue n’est pas pour demain. Il dénonce sans réserve cette absence de volonté politique ferme de prise en charge intégrale par l’État de l’ensemble des victimes de l’insurrection populaire d’octobre 2014 et du putsch de septembre 2015. 

Pour le Balai Citoyen, les différentes mesures de soutien aux victimes mises en œuvre jusque-là ne sont absolument pas à la hauteur de la reconnaissance légitime que l’on est en droit d’attendre de la Patrie vis-à-vis des victimes et des ayants-droits.   

Ainsi, le Balai Citoyen tient à réaffirmer avec force la priorité absolue qui doit être accordée au dédommagement de toutes les victimes de l’insurrection d’octobre 2014 et du putsch de septembre 2015. L’État doit assumer cette responsabilité historique sans tergiversation afin de soulager un tant soit peu les meurtrissures de toutes ces victimes au lieu de se satisfaire de mesures de saupoudrage depuis des années. 

Le Balai Citoyen interpelle vigoureusement le gouvernement quant à la nécessité de reconsidérer scrupuleusement sa posture vis-à-vis de cette problématique. Il exige de l’État qu’il s’engage résolument dans la perspective d’assumer sans réserve ce passif en adoptant à brève échéance une mesure conséquente de dédommagement des victimes ; cela n’est ni trop lui demander, ni hors de sa portée mais constitue tout simplement un devoir légitime. 

En effet, assumer une telle responsabilité n’est ni incompatible, ni exclusive du dédommagement que les victimes viendraient à obtenir dans le cadre de la procédure judiciaire. 

De l’avis du Balai Citoyen, le devoir de l’État s’analyse comme une reconnaissance politique et symbolique du sacrifice consenti pour la Patrie en dehors des arcanes de la justice. Cela constitue un impératif pour une reconnaissance à sa juste valeur du sacrifice de tous ces héros pour la mère Patrie.  

Gloire éternelle à toutes les victimes de l’insurrection et du putsch !

Notre nombre est notre force !

Ensemble, on n’est jamais seul ! »

Pour le Balai Citoyen, la Coordination Nationale  

 

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