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Procès Putsch: le parquet militaire demande la destitution des généraux Diendere et Bassole de leur grade. 
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Gambie: le gouvernement saisit les biens et les avoirs de Yahya Jammeh
Burkina: 110 508 candidats inscrits à la session 2019 du baccalauréat

POLITIQUE

Deux mois après sa dernière conférence de presse au cours de laquelle, la Coordination nationale des Syndicats de l'Education (CNSE) suspendait son mot d'ordre de boycott de certaines activités pendant deux mois, elle  a de nouveau rencontré les hommes de médias. Cette fois, le bilan de la mise en œuvre des engagements du gouvernement  et les perspectives  dégagées  par la coordination étaient au cœur des échanges tenus ce samedi 13 avril 2019 à Ouagadougou.

Le 3 février 2019, la CNSE annonçait la suspension de son mot d'ordre de boycott de certaines activités comme, entre autres, la suspension des évaluations, l'arrêt du traitement et la transmission du courrier ainsi que  le non traitement des dossiers d'examen et concours. Pour la coordination, cette mesure avait été prise pour « montrer au gouvernement une fois de plus la volonté des syndicats à poursuivre les discutions dans un esprit de dialogue sincère en vue d'aboutir à un statut véritable valorisant pour les personnels de l'éducation et de la recherche » a fait comprendre Bonaventure Belém, le coordonnateur de la  CNSE.

La mise en œuvre de ce mot d'ordre avait amené le gouvernement, à travers une correspondance, à faire plusieurs propositions comme la finalisation du projet de statut valorisant et son introduction en conseil des ministres, la tenue d’un atelier sur l'élaboration des actes de bonifications d'échelon et des avancements, la prise de disposition pour la poursuite des autres engagements. A en croire les conférenciers, au terme de ce délai de deux mois, le bilan est « loin d'être satisfaisant ». 

« Du statut valorisant, comme on peut aisément le noter, son contenu n'est jusque - la pas arrêté et visiblement le gouvernement n'est pas dans une logique d'en faire un statut véritablement valorisant. S'agissant de la bonification d'échelon, il convient de signaler que jusque - là, les personnels du préscolaire, les collègues des Écoles nationales des Enseignants du primaire  (Enep) ainsi que les agents d'appui du Centre national de Recherche scientifique et technologique (CNRST) ne sont pas pris en compte dans le traitement sur les indemnités bien que les engagements les concernaient. Nous avons, dans une lettre, indiqué que le gouvernement doit prendre toutes les dispositions indispensables pour vider cette question au plus tard fin mars 2019 mais seulement 12 982 sur 100 114 ont constaté l'incidence financière de la bonification d’échelon en fin mars soit 12,5 % » a expliqué le coordonnateur de la CNSE.

Pour la coordination, le gouvernement s'inscrit davantage dans un esprit de  « dilatoire » que de résolution véritable des problèmes. Au regard de ce qui a précédé, elle a déposé un préavis de grève appelant l'ensemble des travailleurs de l'éducation et de la recherche à observer un arrêt de travail de 24 h, le jeudi 18 avril 2019. Cette grève de protestation sera ponctuée de marche - meeting sur l'ensemble du territoire national. 

« Entre le gouvernement et la coordination, celui qui veut saboter l'éducation, c'est le gouvernement. Nous ne pouvons pas comprendre que des agents de l'Etat soient en retard de paiement de leurs salaires. Le salaire d'un agent doit lui être régulièrement versé pour qu'il puisse vivre de cela. Voila une preuve que le gouvernement joue avec l’éducation. Faudrait que les gens sachent raison gardée pour que nous puissions ensemble sortir notre système éducatif du marasme dans lequel il est.  Nous n'avons nullement envie de prendre les examens en otage parce que ce sont nos enfants qui sont dans nos classes. Mais il se trouve que nous devons assainir notre système éducatif. C'est au gouvernement de donner une couleur à cette année scolaire » a déclaré Pierre Zangré, Secrétaire général du Syndicat national  des Encadreurs pédagogique du premier degré. 

La coordination a  ajouté qu’à l'issue de la grève s’il n'y a pas de réaction du gouvernement, elle réagirait  sans préciser  la nature de cette réaction : « l'impatience des agents sur le terrain commande nécessairement cette réaction » a affirmé Souleymane Badiel, Secrétaire général de la Fédération des Syndicats nationaux des Travailleurs de l'éducation et de la recherche.

 

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