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Les Soul Sisters au cours de leur spectacle "Tisser la paix"

CULTURE

La 7e édition du Festival international de danse de Ouagadougou (Fido) après  une semaine d’activités dans les quatre coins de la capitale burkinabè a clos ses portes ce samedi 2 février 2019. Pour le comité d’organisation, c’est un pari réussi malgré le contexte difficile. « Pensez ses maux, danser ses mots » était le thème du festival.

7 grandes soirées de spectacles majeurs, 8 afters musicaux dans le village du festival à Cissin à proximité du grin des arts vivants, 6 plateaux découvertes, 5 masters class et des immersions au grand marché de Ouagadougou et à l’orphelinat, etc. Tel le bilan du festival qui s’est déroulé du 26 janvier au 2 février 2019. Pour la promotrice, Irène Tassembédo, le satisfecit est au rendez vous surtout que c’est la première fois que le festival se déroule dans un quartier à proximité des populations.

« Le festival est un moyen de rassembler des gens qui viennent un peu de partout, des gens qui pensent loin, des gens qui pensent à partager et qui pensent à la transmission, à la paix, qui pensent que nos enfants méritent mieux que le monde que nous sommes en train de les laisser (…) Je suis très fier d’être la promotrice de ce festival mais je serai encore plus fier que les jeunes prennent ce festival et que moi je sois spectatrice de ce festival, j’aimerais beaucoup » a fait savoir Irène Tassembédo. 

La thématique « penser ses maux, danser ses mots » a donc été au cœur de l’édition 2019 et les artistes qui sont venus de la Suisse, de la Slovénie, de la France, du Togo, de la Cote d’Ivoire, du Mali et du Burkina ont par leur création apporter leur contribution afin de panser les maux que nous rencontrons actuellement : terrorisme, violence interethnique, violence des inégalités sociales et de genre,  violence économique de la pauvreté.

Le Fido 2019 a mis particulièrement l’accent sur  les souffrances endurées par les femmes et les jeunes filles face à aux multiples prédateurs. Pour la chorégraphe Irène Tassembédo, la danse « soigne » et  c’est ce que les artistes invités ont montré au cours de la semaine.

Le ministre en charge de la Culture, Abdoul Karim Sango, qui assisté au spectacle de clôture tenu le samedi 2 février à 20h30, a exprimé toute son admiration à l’endroit de la promotrice pour avoir tenu une fois de plus le festival malgré un contexte national difficile.

« Je ne m’étais jamais imaginé que le Fido c’était vraiment cela, impressionnant.  (…) Dans un environnement comme le notre, donnez beaucoup de bonheur aux gens par la magie de la culture, cela suppose une très grande responsabilité de la part de l’Etat quand on a des initiatives privées qui le font avec beaucoup d’engagement et de conviction. J’espère que pour les éditions prochaines, nous aurons la possibilité d’avoir un cadre de partenariat beaucoup plus meilleur parce que ce genre d’initiative a besoin véritablement d’être soutenu par l’Etat » foi du ministre Sango.

La 7e édition a refermé ses portes à travers un concert en live dans le quartier Cissin avec l’artiste musicien burkinabè Patrick Kabré. Cette édition était placée sous le co-parrainage de Alain Surrans, directeur de l’Opéra Nantes-Angers et Me Franceline Toé/Bouda, membre permanent du comité des Nations-Unies pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Rendez vous a été pris pour la 8e édition qui se tiendra en principe en 2020.

Crée en 2013 par la chorégraphe Irène Tassembedo, le Fido  est un festival de danse qui vise à promouvoir et à valoriser toutes les formes de danse du monde. Ce rendez-vous annuel de rencontre et de partage se veut une plateforme de présentation des jeunes talents qui s’expriment à travers la scène.

 

 

 

 

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